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Guinée-Bissau : l’armée prend le pouvoir.

  • nov. 28, 2025
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La Guinée-Bissau a basculé ce 26 novembre dans une nouvelle crise politique. Des unités des forces armées ont renversé le président Umaro Sissoco Embaló et annoncé la mise en place d’un commandement militaire transitoire. Les putschistes affirment agir pour « restaurer l’ordre », à l’issue d’une journée marquée par des tirs dans la capitale et l’arrestation de plusieurs hauts responsables.

Selon les militaires, l’opération fait suite à la découverte d’un « plan de déstabilisation » impliquant des personnalités politiques et des réseaux criminels. Une accusation qui n’a pas encore été documentée, mais qui sert de justification officielle au coup de force.

Dans un message diffusé à la télévision publique, le haut commandement a ordonné la fermeture immédiate des frontières terrestres, aériennes et maritimes. Un couvre-feu strict, de 21 h à 6 h, est également imposé « jusqu’au retour de la normalité constitutionnelle ». Le processus électoral, toujours en cours après la présidentielle, est lui aussi suspendu.

Le président déchu a confirmé son arrestation au palais présidentiel et affirme ne pas avoir subi de violences. Le chef d’état-major, son adjoint et le ministre de l’Intérieur ont également été interpellés.

Cette intervention militaire plonge le pays dans une incertitude politique totale, alors que les deux camps,  pouvoir sortant et opposition , revendiquaient chacun la victoire à la présidentielle.

Pour l’heure, aucun calendrier de transition n’a été communiqué. La communauté internationale, notamment la CEDEAO et l’Union africaine, suit de près l’évolution de la situation, tandis que les habitants de Bissau s’adaptent à un climat sécuritaire tendu et à une paralysie institutionnelle.

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