L’Assemblée provinciale du Kongo Central a tenu, ce jeudi 7 avril, une séance plénière particulièrement mouvementée, sous la direction de l’Honorable Président Victor
Nsuami Mpaka. Au cœur des échanges :
l’examen d’un réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation visant le Gouverneur de province Grâce NKUANGA MASUANGI Bilolo.
À l’issue de cette séance, le Rapporteur adjoint, l’Honorable Guylain Panzu Tsasa Mangovo, a apporté des éclaircissements sur la procédure suivie par l’organe délibérant.
Selon lui, l’Assemblée a scrupuleusement respecté les exigences légales en la matière. « Nous avons d’abord tenu une réunion du Bureau avant d’inscrire la question à l’ordre du jour de la plénière », a-t-il expliqué. Conformément à la procédure, le
réquisitoire a été officiellement porté à la connaissance du Gouverneur en séance plénière, suivi d’une brève réponse de ce dernier.
Dans la foulée, les députés provinciaux ont décidé de mettre en place une commission spéciale et temporaire, conformément à l’article 43 du règlement intérieur. Cette commission, composée de représentants de tous les groupes parlementaires ainsi que du comité des sages, a été élargie au président de la commission politique, administrative et juridique (PAJ).
Les honorables Mayiza, Moyo, Matoko, Kisilu, Mavungu, Landu et Atou Matouana ont été désignés pour en faire partie. Leur mission consistera à examiner en profondeur le réquisitoire ainsi que les réponses fournies par le Gouverneur. La commission pourra également, si nécessaire, auditionner le Gouverneur ou un délégué du Procureur général près la Cour de cassation.
Les travaux de cette commission débuteront dès ce vendredi et se poursuivront jusqu’au samedi. Une première réunion est prévue avec les membres du Bureau afin de structurer son fonctionnement.
Le rapport final sera présenté lundi en plénière. Ce n’est qu’à l’issue de cette étape que l’Assemblée provinciale pourra se prononcer, par vote, sur l’opportunité d’autoriser ou non les poursuites judiciaires contre le Gouverneur.
« Il n’était pas possible de procéder au vote ce jour sans respecter les différentes étapes de la procédure », a insisté l’Honorable Guylain Panzu Tsasa Mangovo, rappelant que cette démarche s’inscrit dans le strict respect des règles régissant le réquisitoire émanant de la Cour de cassation.
Cette plénière, marquée par des débats intenses, illustre les enjeux politiques et institutionnels majeurs autour de ce dossier sensible au sein de la province.