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Le député national Guy Mafuta Kabongo interpelle le ministre de la santé sur la Prolifération de la chirurgie BBL à Kinshasa.

  • nov. 13, 2025
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La pratique de la chirurgie esthétique dite BBL (Brazilian Butt Lift) connaît une expansion préoccupante. Cette intervention, coûteuse et de plus en plus prisée par certaines femmes, consiste à augmenter le volume du postérieur (fesses) par transfert de graisse ou injections.

Sous le regard inquiet de la population, des opérations de modification esthétique se multiplient dans plusieurs cliniques et « boutiques médicales » de la capitale, souvent en dehors de tout cadre réglementaire.

Préoccupé par ce décalage entre la délicatesse que requièrent de telles interventions et leur “foisonnement” dans des structures parfois non agréées, le député national Guy Mafuta Kabongo a adressé, mercredi 12 novembre, une question d’actualité au ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba.

« Ces interventions, consistant notamment en un transfert de graisse ou certaines injections à des fins d’augmentation fessière, suscitent de vives inquiétudes au sein de la population, en raison des risques sanitaires qu’elles comportent et du manque apparent de régulation dans leur pratique », a-t-il déclaré.

Rappelant la responsabilité du gouvernement « dans la protection de la population et la régulation du secteur médical », Guy Mafuta s’interroge sur la légalité de cette pratique, la régularité des structures médicales concernées et le niveau de qualification des praticiens. Il dénonce une manipulation « non contrôlée » du corps des Congolaises à des fins lucratives.

En réponse, le ministre de la Santé est attendu pour faire la lumière sur plusieurs points, entre autres l’agrément des institutions médicales impliquées, la compétence et l’expertise des opérateurs, la conformité des infrastructures et des équipements, l’accompagnement des patientes ainsi que les mesures de contrôle et de réduction des risques prévues par son ministère.

Cette interpellation parlementaire intervient après un cas de décès récemment signalé à Kinshasa. Selon une enquête d’Actualité.CD, une femme ayant subi une “liposuccion” dans une clinique privée située dans la commune de Gombe serait morte des suites d’une hémorragie, sans avoir reçu de soins post-opératoires adéquats.

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