Les combats s’intensifient dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), annoncent avoir repris le contrôle des collines stratégiques de Miko et Remeka, à l’issue des affrontements engagés le 15 septembre contre les éléments de l’AFC/M23.
Selon le communiqué de la 34ᵉ région militaire, relayé par plusieurs sources locales, cette progression des forces gouvernementales s’est également étendue à plusieurs agglomérations du groupement Ufamandu 1er, notamment Katuunda, Miano, Kaleta et Kasake. La reprise de ces positions intervient après plusieurs jours de combats dans cette partie du territoire de Masisi.
Dans son bilan, l’armée congolaise affirme avoir neutralisé 14 combattants adverses, blessé 13 autres et capturé trois éléments, tandis que huit armes auraient été récupérées. Trois VDP auraient également perdu la vie au cours des affrontements. Ces chiffres correspondent au bilan communiqué par les autorités militaires et n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante.
Le major Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34ᵉ région militaire, indique que les combats se poursuivent sur la colline de Singati, à la limite entre les territoires de Masisi et de Walikale. Les FARDC accusent par ailleurs l’AFC/M23, qu’elles associent aux RDF, de multiplier depuis le début du mois de septembre les attaques contre leurs positions à Masisi, Rutshuru, Walikale et dans le territoire voisin de Kalehe.
Sur le terrain, la situation demeure particulièrement volatile. Des affrontements ont encore été signalés autour de la colline de Burora, près de Ngungu, le 16 septembre, après la reprise de plusieurs localités par les FARDC et leurs alliés.
Cette nouvelle séquence militaire provoque également des mouvements de populations. Des sources locales rapportent le déplacement de civils vers le territoire voisin de Walikale, alors que les combats se poursuivent dans plusieurs zones du groupement Ufamandu 1er.
À Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, plusieurs témoignages font état, ce jeudi, d’un renforcement inhabituel de la présence militaire dans différents points de la ville. Des militaires sont notamment visibles dans plusieurs endroits considérés comme stratégiques. Des responsables de commerces, notamment des shops, auraient reçu le message de fermer leurs portes à 18 heures, tandis que la circulation nocturne serait davantage limitée.
Des mouvements et manœuvres militaires sont également signalés dans différents secteurs de Goma. À ce stade, les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir officiellement un lien direct entre ces mesures dans la ville et l’évolution des combats à Masisi.
La situation sécuritaire reste donc suivie de près dans le Nord-Kivu, alors que les positions continuent d’évoluer sur plusieurs lignes de front et que de nouvelles vagues de déplacements de civils sont signalées.
Rédaction