Le député national Laddy Yangotikala Senga est actuellement la cible de fortes pressions et menaces politiques de la part du procureur général près la cour de cassation et de quelques proches de VPM de l'intérieur Jacquemin Shabani, et dit craindre pour sa vie et celle de sa famille. Ces menaces font suite au dépôt, le 13 avril 2026, d’une motion de défiance contre le ministre de l'intérieur visant à le sanctionner pour l’insécurité persistante dans le pays.
« J’ai initié une motion de défiance dans le respect de la loi. C’est mon devoir de député : contrôler le gouvernement, pas me taire devant les dérives », a déclaré Lady Yangotikala.
Initiateur de la motion avec plus de 50 signatures, Laddy Yangotikala a déclaré subir d’intenses pressions, permettant aux autres députés signataires de la pétition à se retirer par pressions.
« Aujourd’hui, certains répondent par les plaintes et les pressions. Quand on fuit le débat, on choisit l’intimidation. Quand on manque d’arguments, on attaque celui qui parle », a-t-il ajouté.
Malgré les intimidations, le report sine die des séances plénières et le retrait de signatures par certains députés de l'AFDC-A, Laddy Yangotikala maintient sa démarche et affirme ne pas avoir retiré sa motion.
« Je ne céderai pas. Mon mandat vient du peuple, pas des menaces. Le Congo a besoin d’élus debout, pas de députés couchés. On ira jusqu'au bout », a-t-il renchéri.
L’élu de Kisangani a été exclu de son regroupement politique, l’Alliance des Bâtisseurs (AB), proche de Sama Lukonde, et a démissionné de ses fonctions de président ai de son parti, l’AVRP, suite à cette démarche.