Le procès du général Philémon Yav Irung connaît un nouveau tournant. Chargé d’examiner les téléphones de l’officier dans le cadre des poursuites pour trahison, le Conseil national de cyberdéfense (CNC) n’a, une fois de plus, pas été en mesure de livrer ses conclusions.
Dans une nouvelle requête adressée à la Haute Cour militaire, ce service spécialisé rattaché à la Présidence de la République a invoqué « le niveau élevé de sécurité des terminaux concernés » pour justifier son incapacité à accéder aux données. Le CNC a sollicité un délai supplémentaire, sans toutefois en préciser la durée.
Une demande jugée insuffisamment fondée par le premier président de la Haute Cour militaire. Estimant ne pouvoir se fier à une échéance aussi vague, celui-ci a ordonné la restitution des téléphones confisqués et décidé de dessaisir le CNC de cette mission d’expertise.
Conséquence immédiate : la procédure judiciaire entre dans sa phase décisive. La Cour a annoncé le passage direct au réquisitoire du ministère public et aux plaidoiries de la défense, fixés au 5 mai prochain.
Ce développement pourrait peser lourd sur l’issue du procès, les éléments numériques étant considérés comme potentiellement déterminants dans l’établissement des faits reprochés au général Yav.